Plus de 100 membres et deux nouveaux conseillers nationaux

Le Comité bourgeois pour des multinationales responsables s’est bien agrandi depuis son lancement. Et le dimanche des élections fédérales s’est terminé sur de bonnes nouvelles.

Le Comité bourgeois pour des multinationales responsables termine son premier mois d’existence sur un succès. Plus de 100 politiciennes et politiciens en font partie, le nombre de membres ayant ainsi plus que doublé. Entre autres, plusieurs anciens membres du Conseil des États, du Conseil national et des gouvernementaux cantonaux ainsi que de nombreux représentant-e-s actuels des parlements cantonaux y ont adhéré.

Deux membres du comité ont été élus dimanche au Conseil national : Roland Fischer, de Lucerne et Thomas Brunner, de Saint-Gall, tous deux Verts libéraux. En général, l’acceptation du nouveau Conseil national de l’initiative pour des multinationales responsables paraît élevée. Selon des analyses Smartvote effectuées par plusieurs quotidiens suisses alémaniques dont la NZZ, une majorité d’élu-e-s se prononce en faveur de l’initiative.

Mais ce n’est de loin pas gagné. La composition du Conseil des États n’est pas encore définitive. Il se saisira probablement encore en décembre, durant la session d’hiver, du contre-projet à l’initiative. Jusque-là, la Commission des affaires juridiques pourrait vider celui-ci de sa substance en faveur d’un simple projet consistant à publier un rapport. Les multinationales ne seraient donc pas tenues de respecter les droits humains et les standards environnementaux à l’étranger. Elles pourraient simplement décrire selon leur bon vouloir leur engagement en faveur de la durabilité mais ne seraient pas tenues de prendre des mesures, sans parler d’assumer une quelconque responsabilité. Le Comité d’initiative a plusieurs fois confirmé qu’un tel projet n’entraînera aucunement le retrait de l’initiative.

C’est pourquoi le Comité bourgeois pour des multinationales responsables s’engagera de toutes ses forces pour continuer à faire croître le soutien à l’initiative.